
J’ai écouté cette duologie plus que lu. Je dois admettre que j’ai apprécié la voix qui lisait et les intonations.
En ce qui concerne le livre, ou plutôt les livres, je n’ai donc pas vraiment d’avis sur la longueur des chapitres puisque je ne les visualisais pas. Mais c’est découpé en chapitres, les pistes audios et je constate clairement qu’il y a bien des pistes plus longues que d’autres et en prime, la lectrice dit systématiquement le numéro du chapitre.
De base, j’avais le livre en version papier et je souhaitais le lire en parallèle mais ça ne s’est pas fait, transporté par cette voix extrêmement agréable, je n’ai pas su m’arrêter.
Je vais donc, principalement, vous parlez du fond plutôt que de la forme.
Cette lecture audio m’a transporté dans une autre réalité, et si la royauté n’avait pas été renversée ?
C’était extrêmement bouleversant de s’imaginer en robe à froufrou et voile, les jambes cachées et avec encore des gens au services des plus riches. Le tout avec tout de même la technologie d’internet et des ordinateurs. J’étais curieuse de ce mélange. Et franchement il faut y aller ! Je ne regrette pas du tout ma lecture, c’était original, osé et un brin décalé.
Si le personnage principale ose beaucoup et tien le coup sur pas mal de fronts, il me semble juste de dire que dans la vraie vie, je ne connais pas beaucoup de monde qui aurait pu tenir le coup comme ça.
J’ai opté pour vous parler des deux livres en même temps car je les trouve indissociable, le second est la suite directe du premier. Comme si on s’était dit « c’est beaucoup trop pour un seul livre, on le sépare » Mais malgré tout, ce choix, stratégique pour le lecteur, pour le portefeuille (plus d’argent pour eux, moins pour nous lecteur), ou non est gagnant. J’entends par là que cette séparation est bien choisie : on pourrait se passée de la seconde partie, le premier tome a une fin en soit, mais cette seconde partie est riche en nouvelles aventures, montre que même si l’histoire est finie, le premier obstacle est vaincu : il y en a d’autres. Tout ne finit pas par « et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », encore moins dans une dystopie. Je dois reconnaitre que la base est terminée, mais l’autrice, en faisant un second tome à ce moment là, permet aux lecteurs de choisir sa suite à l’histoire ou d’entrée dans la suite imaginée par l’autrice. Je trouve cela donc très bien fait. C’est un peu comme des possibilités de fins alternatives, c’est intéressant mais pas indispensable… et pourtant si c’est bien fait, on ne peut s’empêcher de lire la ou les autres propositions.
A mon sens, cette dystopie est vraiment réussie aussi car on n’est pas dans une énième apocalypse ni dans une énième histoire de big Brother, bien que…
Attention qu’on est dans une critique ouverte des téléréalités, et je trouve que c’est une bonne chose car clairement, on parle de mise en scène, de choix préétablis à l’avance, etc. Donc rien que pour ça, et pour la façon dont l’auteur a montré à quel point une révolution raté peut avoir des conséquences, il me semblerait judicieux de faire lire ce livre aux élèves de secondaire.
Il y a de la violence et du sexe, mais je pense que pour des élèves de 17ans, ils auront déjà vu pire à la télévision et ils auront déjà lu pire. Ce livre permettrait surtout aux professeurs d’ouvrir le dialogue sur le contexte géopolitique actuel : la guerre, même lointaine à des conséquences directes sur notre pays et notre vie quotidienne.
Vous pouvez vous procurez ces livres dans toutes les librairies.
Mais vous pouvez aussi directement les obtenir via l’autrice.
Pour Noblesse Oblige:
En Belgique via Fnac ou Amazon.
En France via la Fnac ou via Amazon.
Pour Liberté Oblige:
En Belgique via Fnac ou Amazon.
